Malgré le succès du hip-hop et du R&B, les musiques populaires restent très vivaces.
Le public entretien la flamme du quadrille avec les bals et orchestres où l'on danse en cercle au son de la clarinette, du violon, de l'accordéon et du
ti-bwa.
Mais parmi les musiques populaires c'est la biguine qui tient le haut du pavé depuis un demi-siècle. Elle fait auourd'hui des nostagiques d'une certaine ambiance
créole.
Le zouk inventé par le groupe Kassav'est la musique des Antilles par excellence. Le zouk representent l'accent langourx, textes épris ou pimentés, mélodies entêtantes, les
ingrédients du genre sont infaillibles. Le succès du zouk et de sa variante du samedi soir, le zouk love évoque de façon quasi-universelle la sensualité, l'exotisme et la
douceur de vivre dans les îles.
Le kompas, autre style musical de premier plan, fait tourbillonner les couples jusqu'au bout de la nuit, tout comme la salsa. Le reggae
est aussi très présent sur les ondes guadeloupéennes, surtout sous la forme la plus actuelles du dance-hall. Restent le jump-up et le
socca, incontournables partenaires du carnaval et des fêtes communales.
Il ne faut pas oublier les lewoz, les rassemblements intense autour des rythmes puissants du gwo-ka. Le gwo-ka est fait d'une peau de cabri
tendue sur une pièce de bois, dénominateur commun entre les ethnies africaines amenées en Guadeloupe. Les esclaves s'en servaient pour exprimer leur mal-être, se distraire ou communiquer.
La Guadeloupe fut peuplée dès 300 avant notre ère par des Amérindiens Arawaks, peuple pacifique qui vivait de la pêche et
de l’agriculture. L’île fut ensuite envahie par les Indiens Caraïbes, venus du Venezuela actuel, qui décimèrent les Arawaks vers le 8ème siécle. Ils rebaptisèrent l’île
« Kaloukaera » (auj : Kaloukaera est devenu Karukéra), qui signifierait : « l’île aux gommiers » ou « l’île aux belles eaux » dans leur langue.
L’île fut « découverte » pour les Européens) en 1493, par Christophe Colomb lors de son deuxième voyage vers les Indes. Il débarqua dans une île qu’il appela Marie-Galante, du nom d’un de ses navires. Puis, il accosta dans la région de Capesterre-Belle-Eau, et il appela l’île Guadeloupe, en hommage à un monastère espagnol d’Estrémadure.
Les français colonisèrent l’île vers 1635 et décimèrent les indiens Caraïbes après l’échec de leurs tentatives pour les exploiter. Ils installèrent des esclaves
africains utilisés dans la culture de canne à sucre qui devient la principale ressource économique de l’île.
En 1674, les colons français rattachèrent les îles de Guadeloupe au Royaume de France. Durant, les 17ème, 18ème, 19ème siècles, les anglais essayèrent d’occuper les îles à plusieurs reprises. Après l’abolition de l’esclavage et l’abandon des plantations par la majorité des anciens esclaves, on fit appel à l’engagisme.
42 000 Indiens venus surtout du pays de tamoul, amis aussi du nord de l’Inde, furent emmenés entre 1854 et 1889. Malgré leurs contrats, ils subirent aussi de nombreux sévices et durent endurer le mépris des anciens esclaves. On leur doit, en outre la sauvegarde de
nombreuses plantations, de nombreux apports culinaires, vestimentaires, linguistiques et socio-économiques.
Aujourd’hui, la population de la Guadeloupe, largement métissée, est le produit de la rencontre des Amérindiens, Européens, Africains et Indiens, qui ont ensemble élaboré au fil du temps une culture dite « créole » et entrepris de vivre en harmonie malgré les rapports de force du passé.
En 1946, la Guadeloupe devient un département d’outre-mer et, en 1982, une région monodépartementale.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires Récents